Vous êtes trop gentil(le)

TROP gentil hypno

Vous êtes trop gentil. Vous savez, vous êtes le gars ou la fille sympa, celui ou celle à qui on dit tout, de qui on attend beaucoup. Celui ou celle à qui on se permet parfois de parler n’importe comment. Le/la bon(nne) pote à qui on peut tout demander.

Et le pire là dedans : Vous avez du mal à dire non, à vous imposer, à donner le fond de vos pensées à ces personnes là. Comme si une partie de vous avez besoin de l’approbation des autres, besoin de voir dans les yeux des autres que vous être quelqu’un de bien. Et c’est ok.

Être gentil n’est pas un problème, au contraire. Dans ces cas là, nous parlons d'empathie.
Définition : L'empathie est « la capacité à s’identifier à quelqu’un, à ressentir et partager ses émotions ; elle représente une forme de compréhension affective de l’autre« 

L'empathie vous permet de détecter et comprendre le point de vue de l’autre (empathie cognitive) et ce qu’il ressent (empathie émotionnelle).

Ainsi, si l’autre est mal, naturellement cela vous affecte et vous souhaitez voler à son secours ! Vous permettant alors restaurer son émotion et donc la votre par extension.

RESTER GENTIL SANS SE FAIRE MANGER TOUT CRU

Apprenez à vous positionner. Oui, j’ai bien dis (écris), « apprenez ». Parce qu’effectivement ce n’est pas nécessairement naturel. Sinon vous l’auriez déjà fait fait depuis longtemps n’est ce pas ?

Si vous décidez de dire non, la réaction de l’autre est bien la sienne et non la vôtre. Renvoyer l’émotion et le problème à sa responsabilité.
Votre supérieur trouve que vous n’avancez pas assez vite, vous faites de votre mieux. Donc vous ne pouvez pas faire plus. Qu’il râle ou non, c’est un fait.

Voici quelques éléments pour vous permettre de mettre ça en place à votre rythme :

  1. Questionnez vos limites : jusqu’où suis-je prêt à aller ? En terme de remarques, mots, efforts.
  2. Que faire lorsque quelqu’un dépasse une de ces limites ? Dans un idéal (réaliste), comment souhaiteriez-vous répondre à une remarque de un tel ? Quoi dire, comment réagir ?
  3. Avez-vous réellement besoin de vous justifier ?
  4. Quelle est votre responsabilité dans le problème des autres ?

LA JUSTIFICATION

Impossible pour vous d’annuler un rendez-vous sans une myriade d’explications ? Devoir inventer une excuse et vous justifier pour votre absence à une soirée alors que vous voulez juste regarder « Inspecteur Derrick » chez vous, seul(e) et tranquille ?
Pourquoi souhaitons-nous systématiquement justifier nos actes ?

Parfois, la justification est nécessaire, lorsque nous sommes engagé professionnellement ou que des gens comptent sur nous pour telle ou telle chose. Attention de ne pas dériver dans la justification excessive.

Se justifier c’est donné à son interlocuteur des éléments pour qu’il puisse juger du fondement de ma décision. Comme si je ne me donnait pas le droit d’être le seul juge de mes actes. Ainsi l’autre pourra juger mon explication, on lui donne alors la possibilité de ne pas être d’accord. Et de se dire :  » ta justification n’est pas bonne « .

Contre-intuitif : dites « non »

Dites la vérité

Les choses sont ce qu’elles sont

Apprenez à dire non tout de suite. Le réflexe sera le fameux « oui, mais ». Exercez vous à dire simplement non, sans justifications.
Si l’autre vous demande alors un explication, donnez lui le « pourquoi » sans vous justifier.

Exemple : « non je ne veux pas venir ce soir, je suis fatigué. »
Plutôt que « non je peux pas venir ce soir, j’ai plein de choses à faire, et je me lève tôt demain, et les planètes ne sont pas alignées ».
Dans le second cas, l’autre pourra juger le « plein de choses à faire », le « se lever tôt le matin » et « l’alignement des planètes ».
Alors que dans le premier, vous êtes fatigué, point. Il ne pourra pas juger ça, en disant, « c’est pas vrai ».

N’inventez pas des excuses bidons. Car vous aurez ensuite du mal à vous en dépatouiller.
De plus, mentir n’arrange rien au lien que vous avez avec les autres. Votre honnêteté ne vous sera jamais reprochée.

Restez sur du factuel, sur votre état, vos ressenti.

Vous êtes en retard ? Ok, c’est un fait, vos justification ne changeront au fait que vous êtes en retard. Bonne ou mauvaise excuse (jugée par l’autre), vous êtes en retard.

Acceptez de prendre la responsabilité de vos actes, bons ou mauvais. Pour l’autre ce sera toujours mieux, qu’une excuse bidon.

J’espère que cet article vous a été utile. N’hésitez pas à me contacter ou à laisser un commentaire, j’y répondrai avec plaisir.

Votre hypno, Louis MARTIN.

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